NÉCESSITÉ D'UN NOUVEL AEROPORT ? Miracle Économique ?

mercredi6 juillet 2005, acast



La mise au point de notre commission technique.

 

 

Le 2e aéroport, c’est toujours NON !

Le 26/04/05, l’ACAST (Association contre les Aéroports du Sud Toulousain) était reçue par le Conseil Général de l’Ariège pour présenter ses arguments contre le projet de deuxième aéroport censé résoudre la saturation de Blagnac en 2020. 8 sites ont été sélectionnés en 2001 dont celui dit « de Mazères », en fait à cheval sur Saverdun (09) et Calmont (31). Depuis, deux contre-études ont mis en doute cette nécessité, le TGV n’ayant pas été pris en compte. D’autres facteurs (augmentation du prix du pétrole, incertitude quant à ses réserves, ratification du protocole de Kyoto) jettent un doute supplémentaire sur la croissance annoncée du trafic aérien.

Après avoir démontré l’inutilité de ce projet d’aéroport, l’ACAST a démonté l’argument du soi-disant miracle économique promis par les CCI. Comment croire le chiffre de 20 millions de passagers avec nos 2 millions de voyageurs potentiels, lorsque le hub de Barcelone atteint 15 millions de passagers pour 7 millions d’habitants ? Comment croire aux 20 000 emplois promis (dans 30 ans !) lorsque l’on sait que le taux de chômage autour de Roissy est le plus élevé de la région ? De plus, les échecs économiques d’aéroport ne sont pas rares : Vatry (100 km de Paris) qui atteint péniblement 1000 mouvements d’avions/an ou Mirabel (60 km de Montréal) fermé en 2004 sans en avoir dépassé 3 millions de voyageurs.

Enfin, la fermeture de Blagnac entrainerait un transfert et non une création d’emplois dont 60% temporaires et sous-qualifiés. Ceci sans compter les 1500 emplois directs supprimés et la désertification de la zone sous l’emprise des nuisances, qui ne se limitent pas aux nuisances sonores (les secteurs les plus touchés seraient Pamiers, Auterive et le sud du Lauragais), mais qui incluent aussi des impacts désastreux sur l’environnement. Ainsi, la nappe phréatique de l’Ariège serait en danger, le site choisi se situant sur sa zone vulnérable.

L’ACAST, forte de ses 25000 signatures, en conclut que cet aéroport est inutile en Midi-Pyrénées, non viable économiquement et incompatible avec le développement durable promu par les municipalités concernées et le Conseil Général de l’Ariège.